Bien faire son multi-couches

Bien faire son multi-couches

posté dans Conseil | 0

La théorie des cinq couches

De plus en plus, les gens découvrent l’utilité et l’efficacité de la technique multi-couches. Sa principale fonction est de fournir tout l’équipement nécessaire en un minimum de vêtements techniques. Essentielle pour les voyages et fortement recommandée pour le sport, la technique multi-couches pourrait se résumer en 5 éléments essentiels.

Avec ces 5 vêtements, il est possible de s’adapter à toutes les températures, et à toutes les activités physiques.
1. La première couche : En synthétique ou en laine de mérinos, la première couche (baselayer, combine) sert surtout à dégager l’humidité du corps et à la conduire vers les autres couches. Elle n’absorbe pas l’humidité et permet au corps de se réguler, tout en restant au sec. Certaines premières couches fournissent également une bonne dose de chaleur. C’est à vous d’évaluer vos besoins.

Exemples de premières couches : une combine en synthétique ou en mérinos, un chandail sport 100% polyester. Il faut à tout prix éviter le coton (qui absorbe généralement 90% de l’humidité produite par le corps sans la dégager).

2. La veste micro-polaire : Cette veste est la couche chaleur de base. Elle permet de fournir une chaleur instantanée, est respirante et n’absorbe pas l’humidité. Elle peut donc être portée durant l’activité physique et sèche rapidement. Inutile de préciser qu’elle est essentielle pour les 4 saisons.

3. La doudoune : Qu’elle soit en synthétique ou en duvet, la doudoune est la couche chaleur ultime (lire notre précédent article). Combinée à une coquille (voir les deux prochaines couches), elle devient un manteau d’hiver. La doudoune permet de réchauffer le corps, notamment lors des pauses et arrêts de l’activité physique exigeante. C’est la couche confort sécuritaire qu’il est de mise de trimballer partout : en randonnée (au sommet de la montagne), en ski de fond (pour les pauses), en voyage.
4. Le coupe-vent : Certainement la couche la plus négligée, le coupe-vent est plus qu’essentiel. Bien entendu, il est important d’avoir un imperméable avec soi (voir couche #5) pour les moments de pluie, de vent extrême et de neige. Pour toutes les autres occasions où on a besoin d’une protection contre les légers intempéries ou le vent, c’est le coupe-vent (ou softshell léger) qu’il faut porter. Beaucoup plus respirant et flexible, le coupe-vent est la coquille la plus polyvalente. C’est la couche à utiliser comme manteau lors de la plupart des activités physiques.
5. L’imperméable : Puisque nos randonnées et voyages nous conduisent parfois dans des conditions plus difficiles, il faut traîner un imperméable avec soi, en cas de pluie ou de neige (en cas de froid extrême, le manteau « 3 plis » est l’option à choisir). L’imperméable, bien qu’il soit « imper-respirant » ne dégage pas entièrement l’humidité du corps, c’est pourquoi il est important de ne pas le porter lors d’une activité physique intense.
La théorie des cinq couches est utile et se doit d’être apprivoisée par les voyageurs, les sportifs, les marcheurs. Il faut être à l’écoute de son corps et retirer les bonnes couches aux bons moments : lorsqu’on commence à ressentir la condensation. Il faut éviter d’avoir trop chaud, pour ne pas que nos couches se mouillent et deviennent inutiles.
Voici quelques exemples de combinaisons à faire pour des activités précises :
  • Ski de fond : Première couche + polaire + coupe-vent. S’il fait trop chaud, il faut retirer la polaire. Apporter la doudoune avec soi pour les pauses.
  • Raquette : Même équipement si on fait de la raquette en mode aérobie, sinon, on peut choisir de porter la doudoune.
  • Ski alpin : L’un des seuls sports où la doudoune et le 3 plis peuvent être combinés sans trop condenser.
  • Randonnée : Dépendant de la saison, mais toujours apporter le coupe-vent. Même en plein été, les sommets sont souvent venteux. Il ne faut qu’une petite couche pour nous protéger des intempéries pour profiter pleinement de la vue.